Base sous-marine de Bordeaux

Jusqu'au dimanche 16 septembre 2018

Dans le cadre de la 3e Saison Street Art organisée par la Ville de Bordeaux, la Base sous-marine accueille l'exposition Légendes urbaines.

Légendes urbaines est une invitation à découvrir cet univers urbain protéiforme des années 80 à aujourd'hui. A cette occasion, le commissariat a été confié à Nicolas Laugero Lasserre, directeur de l'ICART (l'école du management de la culture et du marché de l'art) et président-fondateur d'Artistik Rezo (Paris) et Pierre Lecaroz, président-fondateur de l'association Pôle Magnetic (Bordeaux).

Prenant appui sur des œuvres d'artistes reconnus tels que Ernest Pignon-Ernest, Jacques Villeglé, Invader, Jonone, Banksy, Shepard Fairey, JR, Roti ou Pantonio et des installations in situ d'artistes iconiques et émergents tels que Aerosept, ARDPG, Bault, Stéphane Carricondo, Erell, Charles Foussard, GrisOne, Madame, MonkeyBird, Nasti, Andrea Ravo Mattoni, Rouge et Romain Froquet, cette exposition collective explore la vivacité et la richesse du mouvement. Une carte blanche confiée au 9e Concept enrichira l'exposition d'installations interactives et ludiques.

LEGENDES URBAINES

LE MONDE D’HIER
Installation suspendue, médium mixtes
En collaboration avec Thomas Sillard, plasticien sonore et compositeur
Avec l'aide de Killian Hercouët, plasticien stagiaire et Luka Merlet
 

 

Il y a l’image persistante d’un orchestre qui joue encore malgré le naufrage, et de bâtisseurs têtus en attendant le déluge (incessant Babel).

Il y a une multitude de sujets dans cette installation et aucun n’est précis : c’est le sentiment qui cherche à être exact, et à se maintenir en équilibre entre l’angoisse de la catastrophe et la fascination d’un passé mythologique magique, englouti. Comme une boîte à musique, cette pièce entend fonctionner comme une évocation fragile et repose presque entièrement sur une poétique du contraste.

Partons du titre ; emprunté à Stefan Zweig, « Le monde d’hier » tente de formuler cette question : le monde de demain, si brillamment promis, défendu, et bâti en toute hâte aujourd’hui, n’est-il pas déjà corné au coin du doute, et promis à l’effondrement? Est-il possible de prendre une pause dans la mythologie du progrès? Quand le sol va-t-il se fissurer sous le poids des densités?

Les déluges se retrouvent dans toutes les les genèses : d’Ovide à la Bible, la rage de l’eau est une angoisse primaire de l’homme qui se sait impuissant face aux éléments. Cette angoisse garde une actualité de plus en plus légitimé par la catastrophe écologique de la montée des eaux, de la fonte des neiges et des glaciers, par les sécheresse, et par les flux de réfugiés politiques et/ou climatiques qui trouvent dans la méditerranée un cimetière.

Derrière l’anxiété quant à l’état du monde, cependant, se distingue une fascination : celle d’une archéologie ésotérique qui exhumerait des eaux noires de glorieuses citées au coeur toujours battant, vestiges de civilisations avancées ayant résisté en secret au fléau divin, et cette image a la beauté persistante de l’homme qui s’adapte envers et contre tout avec une mystérieuse résistance.


L'OCEAN EST SANS RIVAGE
Installation flottante, éphémère, médium mixtes
Avec l'aide de Killian Hercouët, plasticien stagiaire et Luka Merlet

A ECRIRE SUR LE BETON ON LE FERA MURMURE ET NON CLOISON
Collage, fusain sur craft, papiers découpés et impressions,
10m x 25m 
En collaboration avec Madame.
Avec l'aide de Killian Hercouët, plasticien stagiaire