KENN DU SUUL KER
Dakar, Zone B, octobre 2018
Résidence co-organisée par MC2A et Image&Vie

Nous avons appuyé la majorité de notre travail sur les recherches de Martin Moore, les rencontres aléatoires, et les échanges d'une grande qualité avec Thierno Dia et ses proches. Merci à tous ceux qui nous ont appris ce qu'on ignorait, et nous ont accueilli sur leur mur, leur centre, et autour d'une même assiette.

 

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Photo : Luka Merlet

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Photo : Luka Merlet

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Photo : Luka Merlet

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Photo : Luka Merlet

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Photo : Luka Merlet

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Photo : Luka Merlet

AUX FILLES, AUX EPOUSES, AUX MERES DES SOLDATS
Centre socio-culturel de Fann Amitié Point E, Dakar
En collaboration avec Diablos (RBS crew) 
Dakar, Zone B, octobre 2018

 

Les mères des soldats
Les mères des soldats

Centre socio-culturel de Fann Amitié Point E, Dakar En collaboration avec Diablos ( RBS ) Photos : Luka Merlet

Les mères des soldats
Les mères des soldats

Centre socio-culturel de Fann Amitié Point E, Dakar En collaboration avec Diablos ( RBS ) Photos : Luka Merlet

Les mères des soldats-détail
Les mères des soldats-détail

Centre socio-culturel de Fann Amitié Point E, Dakar En collaboration avec Diablos ( RBS ) Photos : Luka Merlet

Les mères des soldats-détail
Les mères des soldats-détail

Centre socio-culturel de Fann Amitié Point E, Dakar En collaboration avec Diablos ( RBS ) Photos : Luka Merlet

Les mères des soldats-détail
Les mères des soldats-détail

Centre socio-culturel de Fann Amitié Point E, Dakar En collaboration avec Diablos ( RBS ) Photos : Luka Merlet

Les mères des soldats-détail
Les mères des soldats-détail

Centre socio-culturel de Fann Amitié Point E, Dakar En collaboration avec Diablos ( RBS ) Photos : Luka Merlet

Les nuits où tombent la neige sont froides en vérité.
Sargal Tirailleurs Yi
A la mémoire des Tirailleurs Africains

Mon travail en tant qu’artiste n’est pas tant de me mettre au service de l’histoire ou de mettre l’histoire  au service de l’art, mais plutôt de tenter de fabriquer une incarnation à même de convoquer ses problématiques dans l’espace actuel et quotidien.
Ce n’est que dans cet espace que je suis parvenue à trouver une légitimité à m’exprimer non pas sur le sujet, mais autour du sujet qu’historien et héritiers explorent. C’est dans la ville que j’ai eu la chance de m’inscrire : cet espace dans lequel on circule au quotidien. Il était donc hors de question pour moi d’imposer la vision sanglante qu’évoque le crime de Thiaroye. Voilà quelques années que, consciente de l’impact d’une fresque dans l’environnement direct de ceux qui la croiseront tous les jours, j’ai laissé le subversif de côté pour lui préférer des allusions non moins sinon plus politiques.
Mon travail a donc ici consisté à fabriquer une irruption : irruption d’un ville dans la ville, et surtout, irruption climatique, par une neige ici devenue figure.
C’est en regardant un film de propagande que la neige s’est imposée : c’est elle qu’invoquait le gouvernement de la France Libre pour démobiliser au seuil de la Libération les troupes africaines au moment du blanchiment des armées. C’était aussi pour moi une façon de télescoper les géographies et de raconter un peu du chemin de ces hommes venus combattre en France.
Le champs lexical du froid s’impose : gèle des soldes, cristallisations, blanchiment, froid éternel qui s’installe dans le corps mort.
C’est enfin, le manteau du temps, des archives brouillées, mais aussi le matin magique, lumineux, où la réconciliation s’esquisse comme un possible.
Pour finir, et sur une trajectoire terriblement identique, c’est enfin la tragédie contemporaine des migrants qui empruntent la mer au départ de Dakar, à bord de barques précaires, pour venir vendre leur force de travail là où les nuits d’hiver leur voleront le sommeil.
Je n’avais jamais peint de ville, de neige, de ciel, de scènes de rue. J’ai douté sans cesse. Quelque soit la qualité de cette fresque, c’est  la qualité des échanges avec les passants et les voisins, avec les enfants qui s’inventaient assistants et médiateurs, et un quartier vibrants de ses matchs de foot improvisés et petite vie de trottoir informel qui enrichissent cette peinture, et me laisse avec le sentiment d’avoir été au bon endroit au bon moment.

« KEEN DU SUUL KER » est un proverbe Wolof, qui se traduit par « personne ne peut recouvrir (avec du sable) l’ombre ». On peut le comprendre comme « Nul ne peut enterrer la vérité ». Pas même avec de la neige.

TIRAILLEUR
Sculpture et assemblage de l'artiste Chistophe Colomb
Photo : Luka Merlet

JOURNAL 
Photos : Rouge et Luka Merlet

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Espace Medina : atelier de Diablos

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Espace Medina : atelier de Diablos

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Espace Medina : atelier de Diablos

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Espace Medina : atelier de Diablos

Portrait de tirailleur
Portrait de tirailleur

Diablos RBS

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Fresque de Christophe Colomb
Fresque de Christophe Colomb
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